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Co-construire
les compétences. 2 Une
approche par domaines d'apprentissage. 3 Correspondance
graphèmes-phonèmes (déchiffrement et transcription) 4 Lecture
en reconnaissance globale. 4 Mémorisation
des formes graphiques. 4 Lecture
et l'écriture des informations chiffrées. 4 Mémorisation
orthographique. 4 Des
objectifs linguistiques pour des réalisations pratiques. 5 Les
logiciels Tirelire ne constituent pas une méthode
d'alphabétisation. 6 Des
logiciels complémentaires, des modules parallèles. 7 Le
choix et l'utilisation des mots. 8 Appropriation
du support multimédia. 11 Introduire
le support multimédia. 11 Un
cheminement pédagogique et affectif 12 Séquences
"Mémoire visuelle des formes graphiques" (Tirelire PAL) 13 Limites
du champ d'application. 14 Architecture
des logiciels. 14 Activités
à contenus ouverts (Tirelire PE) 16 Modes
d'enchainement des items. 17 Affichage
des scores et des résultats chiffrés (Tirelire PAL) Au secours,
pas de "note" ! 18 Utiliser
des résultats chiffrés. 18 Ecran
de résultat intermédiaire (Tirelire PAL) 20 Les
compléments imprimables. 20 Les
compléments de Tirelire PAL. 21 Les
listes de mots par thème. 21 La
liste des mots utilisés. 21 Les
livrets de fiches de lecture. 21 Les
fiches de suivi et de résultats. 21 Les
compléments de Tirelire PE. 21 Les
livrets de feuilles d'activité. 21 Les
corrigés des activités du module Nombre et Informations
chiffrées. 21 Les
ressources en lignes : compléments utiles. 22 Les
ressources en lignes : compléments pédagogiques. 22 Numérotation
des activités (Tirelire PAL) 22 |
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Présentation
générale
Tirelire Premiers apprentissages
en lecture et Tirelire
Production d'écrits sont des logiciels
pédagogiques pour les premiers apprentissages en lecture et
écriture. Les logiciels Tirelire s'adressent aux personnes
qui n'ont jamais été scolarisées, aux adultes non
lecteurs et non scripteurs qui s'engagent dans un parcours de formation pour
acquérir les bases de la lecture et de l'écriture. Ce sont des outils de
formation multimédias interactifs conçus pour être
utilisés en complément des pratiques habituelles. Accessibles aux tout
débutants, ils peuvent être utilisés dès les
premières heures de formation. Les activités sont
centrées sur l'acquisition du code graphique : elles vont permettre
aux apprenants de créer progressivement du lien entre les formes
orales et les formes écrites de la langue afin de commencer à
lire et à écrire. Les contenus lexicaux sont ancrés
dans la vie réelle. Ils font référence à
l'environnement immédiat et aux situations de vie des apprenants
adultes. Ils relient les apprentissages linguistiques à un usage de
l'écrit dans sa dimension pratique, et visent la préparation
des personnes à la réalisation d'actes de lecture et
d'écriture pratiques dans leur vie de tous les jours. Les logiciels Tirelire ne constituent pas une
méthode d'alphabétisation : ce sont des outils de formation
conçus pour être utilisés en complément des
pratiques habituelles. Tirelire PAL propose 260 activités multimédias interactives
pour favoriser le développement des compétences de lecteur. Tirelire PE contient 130
activités multimédias pour le développement des
compétences de scripteur. Une architecture
parallèle permet des allers-retours d'une grande cohérence
pédagogique entre activités de lecture et activités de
production d'écrits. Tous les mots sont abordés sous
différents angles de lecture et différentes pratiques
d'écriture. Ces allers-retours favorisent la co-construction
réciproque des compétences de lecteur et de scripteur. Arrière-plan pédagogique
Co-construire les compétences
Les adultes entrent dans
l'écrit en acquérant et en exerçant des
compétences appartenant à différents domaines
d'apprentissage. Ces différents domaines doivent être
abordés simultanément. A la question souvent posée :
"par quoi commence-t-on pour apprendre à lire et à écrire ?",
la réponse tient en deux mots : "par tout". En application de ce
principe, il est préconisé d'aborder les différents domaines
d'apprentissage tous en même temps, et non pas les uns après les
autres : à l'affirmation selon laquelle "il faut savoir lire
avant d'apprendre à écrire", nous préférons
"il faut lire ce qu'on apprend à écrire et écrire
ce qu'on apprend à lire" ; à l'affirmation selon laquelle
"il faut savoir écrire toutes les lettres de l'alphabet avant
d'apprendre à écrire un mot", nous préférons
"il faut acquérir le geste graphique en l'exerçant dès
le début avec des lettres et avec des mots" ; à
l'affirmation selon laquelle "il faut maitriser le système
phonologique en préalable à la lecture et à
l'écriture", nous préférons "le système
phonologique se structure aussi par la pratique de la lecture et de
l'écriture", etc. En application de ce principe,
il est fortement préconisé de proposer les activités des
logiciels Tirelire non pas de
façon linéaire, en réalisant les séquences et les
modules les uns après les autres, dans l'ordre où ils se
présentent dans les logiciels, mais en passant d'un module à un
autre et d'un logiciel à l'autre, pour entrainer des
compétences simultanément dans les différents domaines d'apprentissage
et pour permettre à ces diverses compétences de se
co-construire mutuellement. Les activités des
logiciels Tirelire sont
organisées selon une architecture modulaire : chaque module regroupe
des activités autour d'un grand domaine d'apprentissage. Cette
organisation ne doit pas laisser penser qu'il faut réaliser toutes les
activités d'un module avant de commencer les activités du
module suivant. Bien au contraire, il faut passer, le plus souvent possible,
d'un domaine d'apprentissage à un autre. Le passage d'un module
à un autre, d'un logiciel à l'autre, a l'immense avantage de
permettre à l'apprenant d'approcher les mêmes formes graphiques
par différents angles de lecture et par différentes pratiques
d'écriture. Les allers-retours entre les modules parallèles
sont fortement préconisés pour favoriser la co-construction des
compétences de lecteur par l'écriture et de scripteur par la
lecture. Une approche par domaines d'apprentissage
Les activités des
logiciels Tirelire PAL et Tirelire PE visent l'acquisition et le
développement de compétences linguistiques appartenant à
différents domaines d'apprentissage : La personne doit entrainer
son œil à percevoir les traits distinctifs des différentes
lettres. Cette discrimination permet de reconnaitre et de différencier
les lettres les unes des autres. Elle permet de reconnaitre des lettres et
des mots écrits avec des lettres de différentes formes
(minuscules, majuscules, différentes polices, formes de
caractère). La personne doit entrainer
son oreille à percevoir et à différencier les sons
(phonèmes) du français. Cette capacité est indispensable
à la bonne transcription et au déchiffrement. Correspondance graphèmes-phonèmes (décodage
et transcription) La personne doit comprendre
le principe de correspondance entre les formes orales et les formes
écrites de la langue : quand on parle, on produit des sons, des suites
de sons ; quand on écrit on produit des lettres, des suites de lettres,
qui correspondent à ces sons selon un principe de correspondance entre
les graphèmes (lettres ou groupes de lettres) et les phonèmes
(sons). La personne doit apprendre ces règles de correspondance entre
les phonèmes et les graphèmes et s'entrainer à les
appliquer dans des actes de lecture (par décodage ou
déchiffrement grapho-phonémique) et dans des actes de
production d'écrits (par encodage ou transcription phono-graphémique). Lecture en reconnaissance globale Dans un premier temps, la
personne doit s'entrainer à reconnaitre et à identifier des
mots dans leur globalité, sans attendre d'être capable de recourir
au décodage. Cet entrainement s'applique aux mots fréquents que
la personne peut rencontrer dans l'environnement écrit. Mémorisation des formes graphiques Un lecteur-scripteur
confirmé n'utilise plus pour lire ou pour écrire la
procédure de décodage-encodage grapho-phonémique (sauf
mots nouveaux ou exotiques). Il utilise un répertoire de formes
graphiques qu'il a mémorisées au fil de sa fréquentation
des écrits. Ces formes graphiques mémorisées constituent
un répertoire mental de formes "prêtes à lire"
ou "prêtes à écrire". Ces formes peuvent
être des mots entiers ou des segments graphiques (lexèmes,
affixes, syllabes). L'hypothèse est que
pour favoriser la construction de ce répertoire, il faut proposer des
activités qui sollicitent la mémoire visuelle en lien avec des
formes graphiques, des activités qui demandent aux apprenants un
effort d'observation, de concentration et de mémorisation qui porte
sur une forme graphique (une lettre, un mot, des chiffres). Lecture et l'écriture des informations chiffrées Il s'agit d'un entrainement
à la lecture et à l'écriture de nombres en chiffres :
nombres entiers, nombres décimaux, suites alphanumériques,
numéros de téléphone, dates. Lorsque la personne apprend
à transcrire des formes orales, elle prend conscience qu'il existe différentes
solutions graphiques possibles pour transcrire une même forme orale.
Elle doit comprendre que le choix d'une solution plutôt qu'une autre n'est
pas libre mais imposé par les règles de l'orthographe. Par
exemple, la suite phonique [fo] peut être
transcrite avec deux graphies différentes pour le [f] (f, ou ph) et
trois graphies différentes pour le [o] (o, au, eau), ce qui laisse six
possibilités différentes ; mais dans un mot donné, la
série sera écrite -pho- comme dans
téléphone, dans un autre -fo- comme
dans information. Il faut donc que la personne mémorise la forme
écrite correcte, l'orthographe, des mots dont elle a besoin. Il s'agit d'un entrainement
à la lecture de mots par l'utilisation de différentes
procédures, selon l'étape à laquelle se trouve l'apprenant
: d'abord utilisation de la reconnaissance globale (la personne ne connait
pas les correspondances grapho-phonémiques), puis recours progressif
au décodage (la personne saisit le mot de manière globale mais
vérifie son hypothèse de lecture en décodant un ou deux
graphèmes), à une procédure mixte (la personne s'appuie
sur les deux procédures, d'abord reconnaissance globale, puis
décodage si nécessaire, par exemple pour opposer deux mots de
formes graphiques proches). Enfin, la personne doit lire et relire les
mêmes mots pour acquérir des automatismes de lecture et ainsi
accroitre son rythme de lecture. Etre dans une situation
d'apprentissage de l'écrit implique l'utilisation de termes pour
désigner la "matière première" de l'écrit
: les lettres. Pour communiquer sur l'écrit en situation de formation,
il est indispensable que la personne puisse désigner les lettres par
leur nom et comprendre quelle lettre on lui indique oralement. Le nom des
lettres fait partie du métalangage de base indispensable à
l'apprenant lecteur-scripteur, qui devra aussi acquérir les notions de
lettre, lettre majuscule, lettre minuscule, son, syllabe et mot. Ces domaines ne constituent
pas l'ensemble exhaustif des apprentissages liés à
l'entrée dans l'écrit. Il s'agit uniquement des domaines pris
en charge par les logiciels Tirelire. C'est pourquoi ces logiciels se présentent comme des
outils à utiliser en complément des pratiques habituelles qui,
elles, doivent aborder tous les aspects de l'entrée dans l'écrit. Cette approche par domaines d'apprentissage
détermine une grande partie de l'architecture modulaire des logiciels.
Rappelons une fois encore que ces domaines doivent être abordés
non pas successivement mais simultanément, afin de développer
de manière équilibrée les différentes
compétences linguistiques des apprenants. Des objectifs linguistiques pour des
réalisations pratiques
·
Reconnaitre, identifier,
nommer les lettres ·
Décoder -
Transcrire en appliquant les règles de la correspondance
graphèmes-phonèmes ·
Reconnaitre globalement
des mots fréquents de l'environnement écrit ·
Mémoriser la
forme écrite des mots très fréquents en production
d'écrits (orthographe) ·
Développer la
discrimination visuelle et auditive ·
Construire un
répertoire mental de formes graphiques (stock de mots) pour lire et
pour écrire ·
Lire, écrire des
nombres et des informations en chiffres Pour :
Les logiciels
Tirelire ne constituent pas une méthode d'alphabétisation
Les logiciels Tirelire ne constituent pas une
méthode d'alphabétisation. Il ne s'agit pas d'un
ensemble pédagogique complet pour l'apprentissage de la lecture et de
l'écriture. Les activités de Tirelire sont centrées sur l'acquisition du code graphique.
Certains aspects de l'entrée dans l'écrit ne sont pas
abordés : l'acquisition du geste graphique, la compréhension
des écrits, les différents types, usages et
fonctionnalités des écrits, la dimension expressive, etc.
devront être abordés en formation avec d'autres outils. L'ensemble des
activités n'est pas structuré comme une méthode à
suivre de façon linéaire : les activités ne sont pas
données dans un ordre de progression pédagogique à
suivre pas à pas, comme des leçons ou des chapitres d'un manuel
de langue. Les logiciels Tirelire sont des outils de formation
à utiliser en complément des pratiques habituelles, à la
place qui leur revient, dans un ensemble diversifié d'activités
pour l'apprentissage de la lecture et de l'écriture. (Voir le paragraphe
"Co-construire les compétences") Alphabétisation numérique
L'utilisation des logiciels Tirelire développe des
compétences de base en informatique. Tirelire PAL propose un module de
prise en main du dispositif multimédia. Il s'agit d'apprendre à
utiliser la souris afin de pouvoir réaliser les activités du
programme. Il s'agit aussi de familiariser l'apprenant avec des
activités interactives multimédias : lorsqu'il réalise
ces activités, l'apprenant se trouve dans un environnement
numérique constitué d'une chaine d'actions et
d'événements sonores, visuels, textuels, à laquelle il
participe, qu'il doit interpréter, et au milieu de laquelle il doit
pouvoir se situer pour agir. Au-delà de l'utilisation des
périphériques (clavier, souris), l'utilisation des logiciels Tirelire implique la capacité
à se représenter et à agir dans un environnement
numérique interactif multimédia. Savoir cliquer ne suffit pas,
il faut également comprendre quand agir, pourquoi agir et
interpréter les réactions du programme. L'acquisition de ces
aptitudes est l'objectif des activités du module "Souris". L'utilisation des logiciels Tirelire mobilise les
compétences numériques suivantes :
Des logiciels complémentaires, des modules
parallèles
Tirelire PAL et Tirelire PE sont des logiciels
à utiliser en complément l'un de l'autre pour co-construire les
compétences de lecteur et de scripteur. Les logiciels proposent des
modules parallèles. Le principe de ces modules est qu'à une
activité de lecture va correspondre une activité de production
d'écrits, comprenant la même série de mots avec la
même approche pédagogique. Il y a trois paires de
modules parallèles :
Après avoir
réalisé une activité de lecture, l'apprenant trouve une
activité de production d'écrits correspondante : il peut
écrire les mots qu'il vient d'approcher en lecture, puis il pourra
relire les mots qu'il vient de voir en production d'écrits. Ces
approches multiples des mêmes formes écrites, ces allers-retours
entre activités de lecture et activités d'écriture,
permettent à l'apprenant de co-construire avec efficacité ses
compétences de lecteur par l'écriture et de scripteur par la
lecture. Progression pédagogique
Les activités de Tirelire ne sont pas ordonnées selon une progression
pédagogique linéaire. L'architecture ne correspond pas à
un parcours d'apprentissage préconisé. Les activités doivent
être faites au moment où elles correspondent aux besoins de
l’apprenant, identifiés par le formateur, ou par
l’apprenant lui-même. Suivre les activités une à
une, de manière linéaire, dans l’ordre où elles se
présentent, serait dommageable à l’apprentissage et
contraire à l'esprit des logiciels. Les apprenants doivent
exercer et développer leurs compétences de lecteur et de
scripteur par la pratique alternée d'activités appartenant
à différents domaines d'apprentissage. (Voir le paragraphe
"Arrière-plan pédagogique") Remarque : le module
« Souris » échappe à la
règle car il propose des activités progressives que
l’apprenant doit réaliser dans l’ordre où elles se
présentent. Le choix et l'utilisation des mots
Les activités des logiciels Tirelire contiennent un
répertoire de 400 mots qui appartiennent tous au vocabulaire de base
du Français langue étrangère. Ce sont des mots
fréquents, en majorité des noms communs. Il y a
également quelques verbes et adjectifs. Trois catégories de mots
La sélection s'inspire
également des recommandations thématiques du Référentiel A1.1 pour les
premiers acquis en français :
identité, situation familiale, alimentation, commerces, objets de la
vie quotidienne, mots de l'environnement écrit, mots du calendrier,
noms de voies, corps et santé, maison, transports... Ont été exclus : les mots appartenant à
l'imaginaire ou aux livres de lecture pour enfants, les mots qui
désignent des animaux ou des réalités exotiques ou
éloignées, les mots rares, ainsi que les mots qui renvoient
à des univers culturels ou à des origines géographiques
ou ethniques présupposés être ceux des apprenants. Le principe de récurrence
Pour favoriser les approches multiples des mêmes formes
graphiques, les mêmes mots reviennent dans plusieurs activités.
Le mot "lundi", par exemple, apparait dans des activités de
discrimination visuelle, de lecture de mots, de correspondance graphèmes-phonèmes,
de copie, de dictée, de saisie. Les approches multiples des mêmes mots favorisent la
mémorisation de leur forme écrite et l'acquisition
d'automatismes de lecture et d'écriture. Si tous les mots ne font pas
l'objet d'un traitement exhaustif, le principe de récurrence est
appliqué aux mots essentiels. De Tirelire PAL à Tirelire PE, l'apprenant retrouve également les mêmes mots,
les mêmes nombres et informations chiffrées, dans les
activités complémentaires et parallèles de lecture et de
production d'écrits. Par exemple, il aborde en lecture les
correspondances graphèmes-phonèmes de la série de
voyelles A, I, O, puis il retrouve la même série vocalique et
les mêmes mots dans une activité de production d'écrits. Rôle
du formateur
Les logiciels Tirelire peuvent être
utilisés en autonomie relative, mais ils ne sont pas conçus
pour être utilisés en auto-formation. La présence d'un
formateur reste indispensable à différents moments de
l'utilisation des logiciels. L'apprenant travaille en
grande partie de manière autonome, notamment grâce au
système de validation des réponses, mais son parcours doit
être indiqué par un professionnel de la formation, les
activités sélectionnées par une personne capable
d'identifier des besoins, des acquis, des objectifs nécessaires et
atteignables. L'utilisation d'un outil
multimédia auto-correctif modifie le rôle du formateur et celui
de l'apprenant. Elle modifie la relation formateur-apprenant. Le formateur conserve un
rôle d'encadrement pédagogique : Accompagner
Le formateur doit accompagner
le processus d’appropriation du support multimédia. Evaluer
Si le formateur n'a plus
à évaluer les réponses de l'apprenant au fil du
déroulement ou à la fin de l'activité, celui-ci reste en
attente d'une évaluation générale de son travail. Le
formateur doit donc suivre les résultats de l'apprenant, non seulement
pour orienter son parcours, mais aussi pour signifier ses réussites et
ses difficultés, pour qualifier, en quelque sorte, ses efforts. Soutenir
Le formateur conserve un
rôle important de soutien, de guide et d’accompagnement de
l’apprenant et de son travail. L’utilisation des logiciels Tirelire ne nécessite pas la
présence constante du formateur mais elle reste ponctuellement
indispensable. Orienter
Le formateur est responsable
du parcours d’apprentissage. Il sélectionne
l’activité qui répond aux besoins de son apprenant. Le
programme n’étant pas structuré selon une logique de
progression pédagogique linéaire, le formateur doit saisir ici
ou là les activités appropriées. Présenter
Le formateur présente
à l’apprenant les activités nouvelles. Il verbalise la
chaine interactive : ce qui se voit sur l'écran, ce qui s'entend, ce
que l'apprenant doit faire. Il doit expliquer la consigne et présenter
les modes de signalement des erreurs et d’enchaînement des items.
Il doit réaliser devant l'apprenant quelques items en exemples. Ceci
fait, il relance l’activité au début et vérifie
que la consigne est bien appliquée. Après quoi
l’apprenant peut travailler seul. La typologie des activités
des logiciels Tirelire est riche mais limitée. L'apprenant retrouve les
mêmes principes de déroulement et de réalisation. Il
devient capable de les transférer d'une activité à une
autre. Peu à peu, le formateur n'a plus à présenter les
activités à son apprenant, qui travaille de plus en plus de
manière autonome. Recentrer sur le sens
Le formateur doit s’assurer que l’apprenant
comprend bien les mots de l’activité qu’il est en train de
réaliser. Les activités des logiciels Tirelire ne prennent pas en
compte la question de l’accès au sens : aucune
activité n’est prévue pour faire apprendre ou comprendre
le sens des mots ; aucune fonctionnalité n’est
prévue pour vérifier que la personne comprend ce qu’elle
entend, ce qu’elle voit ou ce qu’elle lit. Or, il est absolument indispensable que les apprenants
comprennent les mots, sans quoi les formes graphiques ou sonores restent des
coquilles vides. Le programme permet de créer du lien entre une forme
écrite et une forme sonore, il est indispensable de s'assurer du lien
avec le sens. Avec le support multimédia, le travail sur le sens
comprend deux aspects : la connaissance du mot et la recentration
vers le sens. D’abord, la personne doit connaitre le mot : il
doit faire partie de son vocabulaire actif, disponible, utilisé. La
connaissance du mot est essentielle, mais elle n’est pas suffisante. Une personne réalise une activité avec le mot
"taxi", mot qu’elle connait très bien. Elle se montre
capable d’associer le mot entendu au mot écrit, et
réussit donc l’item. A ses côtés, le formateur lui
demande si elle comprend le mot entendu. La personne marque une
hésitation, réfléchit, et ne répond rien. Elle
répète alors plusieurs fois le mot entendu "taxi...
taxi... taxi"… Avant de s’écrier, comme surprise,
"taxi… ! Ah oui, je connais !" Cet exemple montre qu’une personne qui entend une forme
sonore et la relie avec la forme écrite correspondante n’associe
pas forcément cette forme avec une signification. D’une part en
raison des tâches à réaliser qui amènent
l'apprenant à focaliser toute son attention sur les formes orales et
graphiques des mots au détriment du sens. D’autre part parce que
l’association entre la forme sonore entendue venant du logiciel et la
forme sonore que l'apprenant a intégrée à son
répertoire mental ne va pas de soi. C’est pourquoi le formateur doit inciter
l’apprenant à s’interroger sur le sens des mots avec
lesquels il travaille et veiller à ce qu'il répète les
mots entendus. Le formateur doit faire acquérir à l’apprenant
le réflexe de la recentration sur le sens et de la
répétition des mots. Appropriation du support multimédia
Introduire le support multimédia
Si les logiciels Tirelire peuvent être
utilisés dès les premières heures de formation avec les tout
débutants en lecture, en écriture et en informatique, il est
toutefois préférable de ne pas proposer l’outil
multimédia en tout début de parcours. En effet, pour les
personnes qui entrent en formation pour apprendre à lire et à
écrire, les outils et les supports les plus attractifs sont
indiscutablement le crayon et le papier. La personne veut apprendre à
écrire et pour elle, écrire, c'est utiliser un crayon sur une
feuille. Le support multimédia est accueilli plus favorablement quand
l’apprenant a satisfait sa curiosité et ses premières
envies. Un cheminement pédagogique et
affectif
L’appropriation du
support multimédia est un parcours, un cheminement pédagogique
et affectif que doit réaliser l'apprenant et au cours duquel le
formateur joue un rôle prépondérant. Les personnes qui ont
déjà travaillé avec l’informatique sont peu
nombreuses. Nombre d’adultes non lecteurs et non scripteurs se
représentent l’ordinateur comme un outil inaccessible qui ne
leur est pas destiné. Aussi les apprenants sont-ils d’abord
surpris de se voir proposer de prendre place devant un poste informatique. Le
formateur ne s’est-il pas trompé ? Le sentiment de surprise
passe assez vite et peut céder le pas à une certaine
appréhension. L’ordinateur peut faire peur aux apprenants, parce
qu’ils s’en font une fausse idée, parce qu’ils ne
savent pas l’utiliser et parce qu’ils croient ne pas en
être capables. Ce qui est absolument faux. Dès les
premières activités, l’apprenant se découvre
capable de réaliser les tâches demandées. L'apprentissage
de l'utilisation de la souris est généralement assez rapide et
l'apprenant peut réaliser ensuite les premières
activités de lecture. La grande majorité des
apprenants adhère rapidement aux activités multimédias.
Certains peuvent toutefois manifester quelques réticences à la
réalisation des activités du module d’accès au
dispositif multimédia. Elles peuvent sembler trop faciles, ou paraitre
manquer de sens, parce que sans rapport évident avec la lecture et
l’écriture. Pour satisfaire son apprenant, le formateur peut
être tenté de lui proposer immédiatement les
activités de lecture. Ceci pourrait générer des
difficultés supplémentaires car les deux apprentissages (l'utilisation
du multimédia et la lecture) seront alors à réaliser
simultanément. Il vaut mieux que la personne soit à l'aise avec
la souris et avec l'ordinateur en général avant de passer aux
activités de lecture. La constitution d’un
binôme peut être une solution intéressante.
L’observation d’un apprenant qui pratique les activités de
lecture peut en convaincre un autre, en faisant apparaître la
finalité des activités et leur lien avec la lecture, ou l'aider
à comprendre le fonctionnement du support. Certaines personnes ont
besoin de plus de temps pour comprendre les principes de l’interactivité,
pour comprendre le rôle actif qu'elles doivent jouer, pour trouver leur
place dans la chaîne interactive. Lorsque ces étapes de
prise en mains sont franchies, les personnes prennent rapidement toute la
mesure des avantages du support multimédia. Elles apprécient la
possibilité de travailler en autonomie : elles peuvent
s’auto-évaluer grâce aux signaux de validation, elles
n’ont plus besoin de solliciter le formateur pour lire les mots, elles
mesurent elles-mêmes leurs progrès, elles se rendent compte
qu’elles peuvent se débrouiller toutes seules. S’approprier le support
multimédia, c’est devenir moins dépendant du formateur,
c’est se sentir plus autonome, c’est s’approprier son
propre apprentissage. Utiliser l'informatique au
quotidien, pour sa formation, c'est accéder à un nouveau statut
d'apprenant, c'est maitriser les bases de l'informatique et s'en servir comme
un outil au service de son apprentissage. Autonomie de l'apprenant
Le système de
validation des réponses permet à l’apprenant de
réaliser une activité jusqu’à son terme sans avoir
besoin du formateur. Libéré de cette dépendance,
l’apprenant développe naturellement des comportements autonomes
et il se met à éprouver le sentiment de son autonomie. La
découverte de sa capacité à apprendre et à
travailler seul l’encourage à entreprendre des actes ou des
démarches d’apprentissage sans attendre une aide
extérieure. L’apprenant qui
développe son autonomie va chercher à se diriger seul dans le
programme. Il commence à choisir ses activités, au hasard,
certes, mais il a le sentiment que son apprentissage n’est pas
lié à la présence du formateur. Hors du centre de
formation, il va de lui-même vers les écrits de son
environnement immédiat, il essaie de lire les mots qui
l’entourent, et se rend compte qu’il en devient capable. A son
domicile, il ose aller vers l'ordinateur de la maison et demande à
l'utiliser. Séquences "Mémoire visuelle des
formes graphiques" (Tirelire PAL)
L'objectif des
séquences "Mémoire visuelle des formes graphiques"
est de favoriser la construction du répertoire mental de formes
graphiques. Un lecteur-scripteur
confirmé n'utilise plus pour lire ou pour écrire la
procédure de décodage-encodage grapho-phonémique (sauf
pour lire des mots nouveaux, comme des noms propres ou des noms de
médicaments inhabituels ou exotiques). Il utilise un répertoire
de formes graphiques qu'il a mémorisées au fil de sa
fréquentation des écrits. Ces formes graphiques mémorisées,
qui peuvent être des mots entiers ou des segments graphiques
(lexèmes, affixes, syllabes) constituent un répertoire mental
de formes, pour ainsi dire, "prêtes à lire" ou
"prêtes à écrire". L'hypothèse est que
pour favoriser la construction de ce répertoire, il faut proposer des
activités qui sollicitent la mémoire visuelle de l'apprenant en
lien avec des formes graphiques, des activités qui demandent un effort
d'observation, de concentration et de mémorisation qui porte sur une
forme graphique (une lettre, un mot, des chiffres). Quatre modules de Tirelire PAL proposent une
séquence d'activités de ce type :
Limites du champ d'application
Les logiciels de la
collection Tirelire s'adressent
à des apprenants adultes qui n'ont pas été
scolarisés. Ils visent des apprentissages relevant de l'entrée
dans l'écrit. Ces outils de formation sont spécifiquement
conçus pour ce public et pour l'apprentissage des bases de la lecture
et de l'écriture. Il s'agit du domaine plus couramment appelé
"alphabétisation". L'utilisation des logiciels Tirelire favorise l'acquisition du
code graphique, c'est-à-dire la compréhension et l'utilisation
du système de correspondance entre les formes écrites et les
formes orales de la langue. En conséquence, les
logiciels Tirelire ne
répondent pas aux besoins des personnes apprenant le français
comme langue étrangère ni à ceux des personnes en
situation d'illettrisme. Ils ne répondent pas
non plus à l'ensemble des besoins d'un apprenti lecteur-scripteur.
C'est pourquoi ces logiciels sont à utiliser en complément des
pratiques habituelles. Architecture des logiciels
Les contenus de Tirelire sont organisés en
modules, séquences, activités, items.
Les modules regroupent les séquences autour d’un
domaine d’apprentissage :
Les séquences regroupent des activités autour
d'un thème ou d'un objectif d'apprentissage. Parmi les thèmes : les mots du formulaire
d’identité, les nombres, les dates, les fruits et
légumes, les numéros de téléphone, les jours de
la semaine… Parmi les objectifs d'apprentissage : reconnaitre les
différents styles de graphismes, connaitre l'ordre
alphabétique, pratiquer la saisie au clavier, s'entrainer à la
dictée de mots, mémoriser l'orthographe de mots utiles,
écrire des informations personnelles… Le module "Copies, saisies, dictées" de Tirelire PE contient des
séquences par type d'activité : copie simultanée, copie
différée, copie sur image, dictées de mots,
dictées de mots en temps limité, saisie au clavier. Les activités proposées au sein d'une même
séquence se différencient par des niveaux de difficulté
différents ou par des approches différentes de contenus
identiques. D’une activité à une autre, les écarts
de niveaux peuvent être importants et nécessiter une ou
plusieurs étapes de transition. Ces transitions doivent faire l'objet
d'un travail à part. Chaque activité contient entre 20 et 60 items. Feedback de validation
Le feedback de validation est un signal audio, ou visuel, ou
encore audio-visuel, qui est émis par le programme
immédiatement après la proposition de l'apprenant et lui
indique si sa réponse est correcte ou incorrecte. Un apprentissage est nécessaire à la lecture et
bonne compréhension de ces signaux : certaines activités du
module "Souris" sont conçues à cet égard. Activités à contenus ouverts
(Tirelire PE)
Tirelire PE propose des activités
à contenus ouverts, c'est-à-dire des activités dont les
contenus lexicaux sont au libre choix de l'utilisateur, formateur ou
apprenant. Les contenus choisis, mots ou phrases, sont insérés
au support multimédia par le formateur. Ces activités sont destinées à
individualiser les contenus des activités de production
d'écrits (et de lecture préalable) pour répondre aux
besoins individuels, personnels ou professionnels, des apprenants. L'insertion des contenus se réalise au moyen d'un
écran de saisie, sous forme de formulaire à remplir. Ces activités permettent de proposer un travail avec
une série de mots utiles ou de courtes phrases qui intéressent
plus particulièrement l'apprenant, comme des informations personnelles
concernant son identité, son adresse, etc., ou des mots en lien avec
son environnement professionnel. Ces activités sont aussi une occasion
de demander à l'apprenant quels sont les mots qu'il souhaite savoir
écrire : il y a les mots utiles, il y a aussi les mots
"plaisir". Le programme ne peut pas "lire" les mots des
activités à contenus ouverts. L'apprenant ne les entendra pas.
C'est pourquoi il est fortement recommandé de compléter le
formulaire avec l'apprenant, de choisir avec lui les mots utiles, pour qu'ils
aient été vus, compris et prononcés avant
l'activité de production d'écrits. Les activités à contenus ouverts de Tirelire PE sont des activités de
mémorisation des formes écrites. L'apprenant peut observer le
mot écrit pendant un temps donné, une ou plusieurs fois, et il
doit le reproduire sur sa feuille. Modes d'enchainement des items
Il existe deux modes d’enchainement des items qui se
différencient en cas de réponse incorrecte. Sur le mode tâtonnement,
l'apprenant peut cliquer sur toutes les réponses proposées,
rien ne se passe jusqu'à ce qu'il clique sur la réponse
correcte. Le programme passe alors à l'item suivant. Sur le mode retour en
cas d'erreur, lorsque l'apprenant clique sur une réponse incorrecte,
le programme revient à l'item immédiatement
précédent, ce qui oblige l'apprenant à réaliser
une seconde fois l'item qu'il vient de réussir, avant de passer
à l'item échoué. Chaque mode a ses avantages et ses inconvénients. Il
convient donc de les utiliser au regard de la situation et des
capacités de l’apprenant : Sur le mode tâtonnement,
les apprenants peuvent cliquer sur toutes les réponses, et finir, au
hasard, par cliquer sur la réponse correcte. Un apprenant peut ainsi
réaliser toutes les activités sans jamais s’interroger
sur les choix possibles, sans avoir besoin de réfléchir
à ses choix, ce qui revient alors à terminer l'activité
sans réaliser les tâches pédagogiques nécessaires
à l'apprentissage. L’intérêt du mode retour en cas d’erreur est de contraindre l’apprenant
à cette réflexion. Il doit nécessairement trouver la
réponse correcte à chaque item pour avancer dans
l’activité. De plus, pour éviter la
répétition agaçante des items qu'il vient de
réaliser, il met en œuvre une stratégie d'évitement
qui consiste à mémoriser les réponses correctes. En
d'autres termes, sa stratégie d'évitement, c'est apprendre. L’inconvénient du mode retour en cas d’erreur est qu’il peut
décourager les apprenants confrontés à de nouveaux
contenus d'apprentissages et qui commettent de ce fait beaucoup
d’erreurs. Dans ce cas, le choix du mode tâtonnement est préférable. La plupart des activités peuvent être
réalisées sur l’un ou l’autre des deux modes.
Lorsque le choix est possible, il se fait au niveau du menu de la
séquence où cliquer sur le bouton "retour"
sélectionne le mode retour en
cas d'erreur. Si le bouton "retour" n'apparait pas sur ce menu,
cela signifie que l'option n'est pas possible. Dans les activités de Tirelire
PE qui ne sont pas auto-correctives, les items s'enchainent
jusqu'au terme de l'activité. Le formateur peut alors venir les
corriger. Affichage des scores et des résultats
chiffrés (Tirelire PAL)
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